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Octobre 2007 PIERRE PERRET
ou le bonheur de vivre Hélas pour ceux qui
sont resté sur la liste d’attente, mais le
chanteur est passé au Toursky pour une seule
soirée le 16 octobre. Il est passé en coup de
vent, un vent chaud qui a apporté à ses fans et
aux jeunes qui le voyaient en chair et en os pour la première fois un grand moment de bonheur.
Pierre
Perret, soixante dix piges et quelques broutilles se porte comme une
fleur et se comporte toujours comme un jeunot pour la joie de
ses fans, femmes et hommes confondus. Les Marseillais se sont
précipités pour le voir et l’entendre
grandeur nature le soir du 16 octobre au Toursky. Rares sont ses
apparitions à la télé
puisque les grandes chaînes n’invitent plus que des
vedettes éphémères qui
éructent une pseudo langue amerloque.
Avec Pierre Perret les mots deviennent images, les paroles se changent en musique et les personnages qu’il chante viennent devant les spectateurs en trois dimensions. Mystère de la sémantique, de la phrase bien tournée, du français impeccable et de la couleur argotique de Ménilmontant ou quelconque patois aux alentours de Castelsarrasin, désormais
élevées au rang de langues mortes. Entouré de ses fidèles musiciens, avec sa guitare, Perret égrène les vieux tubes qui ont amusé et fait aussi réfléchir, en partie du moins, plusieurs générations ; il nous livre des chansons plus récentes, toujours poétiquement écrites et travaillées. Car Pierre Perret est un poète avant tout, un ménestrel qu’on voudrait voir plus souvent au Toursky, le théâtre qui a fait de la poésie son cheval de bataille. Normal me dira-t-on car non seulement les cofondateurs de ce lieu avaient choisi ce nom en hommage au poète Axel Toursky mais aussi pour la vénération que Richard Martin, le directeur, porte à Léo Ferré. Oui, les soirées poétiques se succèdent et ne se ressemblent pas, qu’elles soient des chansons des quatre coins du globe ou les fameuses marionnettes russes de Andreï Dennikov ou des vraies pièces de théâtre, ou..ou….la liste est longue et bien ancrée dans les esprits des habitués du Toursky, une bande de fidèles à nulle autre pareille. Mais ce soir c’est Pierre Perret qui régale avec sa bonne bouille d’éternel enfant heureux même quand il chante Lily, la chanson tristounette qui laisse des traces dans les cœurs les plus durs. La soirée se termine avec un florilège de strophes les plus connues, Le Zizi, Les jolies colonies de vacances et j’en passe, reprises en cœur par toute la salle dont il ne restait plus aucun strapontin de libre, cela va de soi. Oscar Carchidi
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