Mars 2008
XIII ème Festival russe
Michel
Bourdoncle
Dans
le cadre du treizième festival russe du Toursky à
Marseille
le pianiste virtuose a encore comblé son public.
Avec son doigté magique
sur les dents de ce monstre enchanté
qui s’étale sur la scène du Toursky, la
soirée s’annonce fort agréable.
L’artiste est Michel Bourdoncle et le monstre à
queue de concert s’appelle
Steinway & Sons. Un duo complice qui va répandre
dans la salle
archicomble -il ne reste plus de
strapontins libres- le miel sonore de partitions anciennes et toujours
nouvelles.
Comme à
l’accoutumée, dans le cadre du Festival Russe,
cette
année aussi, Michel Bourdoncle s’exhibe sur cette
scène de Marseille qu’il
aime.
Timide ou modeste, ce qui est le signe des vrais grands
artistes, il entame un combat sans
merci devant son
public au recueillement
religieusement laïc. L’espace se remplit de notes
que les spectateurs avalent
tel le nectar de l’Olympe.
En virtuose qu’il est,
Michel Bourdoncle a préparé un
programme qui va de Brahms à Prokofiev, entre lesquels
s’avancent Debussy,
Glinka et Tchaïkowski, une continuité anthologique
qui à travers les frontières
réunit les hommes dans une communion universelle.
Parfaitement à son aise,
délicat dans les pianissimo ou vigoureux
dans les attaques forte,
l’artiste, jouant sur les nuances de la
lyre de ce monstre noir
brillant, désormais domestiqué, a
donné une fois de plus la preuve de sa
maîtrise pointue.
Encore
une année où il faisait bon se trouver
à ce rendez-vous unique marseillais
qui est devenu une institution : le Festival Russe.
Oscar Carchidi