Il n'y a plus de doute, ou mieux encore il n'y a jamais eu de
doute : voilà le cadeau de Noël que Bush a fait à Chirac et aux
Français. Ça n'a pas été une bûche mais une farce mal ficelée.
Selon les hommes de la Maison Blanche les aéroplanes d'Air France
qui allaient partir pour Los Angeles avaient à leur bord des terroristes.
Monsieur Raffarin téléphone à son patron Chirac qui se trouve
en vacances au Maroc et " ils décident de ne pas faire décoller
les bestioles ". Celle-ci est la version officielle française.
En réalité les officiels avaient simplement omis de dire qu'ils
( Chirac-Raffarin ) n'avaient pas le choix. Tout simplement parce
que les Etats Unis les avaient prévenus que leur espace aérien
était interdit aux couleurs françaises.
La farce était si grosse que le parquet n'a même pas daigné ouvrir
une enquête préalable. Aucune trace de noms donnés par les cow-boys
d'outre Atlantique figurait sur les listes des passagers embarquant
à Paris. Le délit de faciès et de nom a été mis immédiatement
en place par la polices des frontières françaises. Des bons et
loyaux citoyens français ont été importunés juste pour le fait
que leur peau était bronzée et qu'ils s'appellent Ahmed ou Ali.
Il faut se rappeler que tous les immigrés Japonais, des bons américains
depuis longtemps avaient été mis dans des camps aux Etats Unis
aussitôt lancée l'attaque de Pearl Harbour. Ces " Japs " y restèrent
dans les camps jusqu'à la fin de la guerre.
Nous n'en sommes pas encore là, mais pourquoi un jour les Américains
ne nous demanderaient-ils pas d'en faire autant avec " nos Arabes
" ?
Quelle est aussi cette diatribe contre la résolution de Chirac
en faveur d'une loi contre le port du voile islamique à l'école
et dans les locaux de l'Administration ? De quoi je me mêle, cher
Bush ? Si tu les accueilles, on peut envoyer chez toi tous les
fantômes qui circulent en France, leurs frères, pères et maris.
Tu nous en dira des nouvelles. Est ce que le Président Chirac
t'a jamais fait une remarque sur les Mormons qui sont chez toi
? Alors cher Bush, fait ta prière et n'enquiquine plus mon président.
Tu va finir par me le faire aimer.
L'heure est vraiment grave. Personne ne peut pas savoir ce qui
trotte dans la tête d'un homme qui semble montrer des sérieux
troubles de comportement. Néron, Caligula, Commode, Ceacescu,
Staline, Hitler, Saddam et compagnie étaient des braves et doux
personnages chez eux, avec leurs enfants et leur famille (avec
tout de même quelques exceptions !) et généralement en public.
Les coups, ils les faisaient par derrière, comme on peut le dire
vulgairement, ou, si on veut employer un langage un peu plus châtié,
ils faisaient leurs coups subrepticement ou en catimini. Voilà
vers quoi George W.Bush, président des Etats Unis sans jamais
avoir été élu, s'achemine, encouragé par la capture de Saddam,
par la soumission de Monsieur Kaddhafi qui vient de passer sous
les Fourches Caudines volontairement et en attendant qu' Assan
fasse allégeance.
Pourquoi donc, a dû se demander Bush, ne pas envoyer un coup de
semonce, juste pour s'amuser un tantinet, comme cadeau de Noël
à la France ? La France, dans la petite tête de Bush, va bien
être inscrite bientôt sur la liste des états voyous ? Les hommes
qui désirent rester Hommes ne doivent pas oublier que Bush jr.
a envahi illégalement l'Irak, primo pour venger son père qui avait
été une cible hypothétique de Saddam et secundo pour s'emparer
du pétrole irakien. Les armes de destruction massive n'ont jamais
existé et Bush s'en sort avec une pirouette à ce sujet.
Les G.I's sont en train de payer un lourd tribut. Bush a désormais
les mains libres pour faire d'autres coups en douce envers la
France et Monsieur de Villepin a beau jurer-cracher que les relations
entre les deux pays s'améliorent. Il omet de dire qu'ils s'améliorent
dans un seul sens.
On va m'appeler anti américain primaire. On a tort. Je suis devenu,
pour des raisons tout à fait objectives, un antibushien convaincu.
Après ce coup d'essai de Noël, Bush et ses tordus de cow-boys
ne tarderont pas à humilier encore davantage notre président,
notre pays et nous.
Les cow-boys de Bush pourtant feraient bien de garder un peu plus
leurs cows, leurs vaches. A l'instar de leur patron elles aussi
sont devenue folles, à Noël.