" Rue des Consuls
" a reçu cette " revue de presse " d'une source universitaire
sise aux Etats Unis. L'information journalière peut parfois passer
inaperçue, mais les informations rassemblées sur le même sujet
et sur une certaine période peuvent devenir redoutables. Si ce
qu'on veut démontrer par ces coupures de presse, est vrai, cette
affaire devient effroyable. Aucun des médias qui a publié ces
nouvelles n'a été traîné devant les tribunaux. Nous estimons donc
qu'il est de notre devoir de diffuser ces pages afin que nos lecteurs
puissent aborder cette triste tragédie du 11 septembre sous un
autre angle. La traduction française a été réalisé par notre rédaction.
La Direction.
L'administration
Bush a clairement exprimé ses raisons pour que les attaques du
11 sept aient lieu.
En sept 2000, Dick Cheney, Donald Rumsfield, Paul Wolfowitz et
Jeb Bush ont adopté un document publié par le groupe de réflexion
néo-conservateur " Projet pour le nouveau siècle américain, PNAC
". Le rapport demande une constante présence militaire dans le
Golfe Persique, le contrôle de l'espace aérien, le contrôle politique
d'Internet et recommande un " changement de régime " en Chine,
Corée du Nord, Libye, Syrie, Iran, Irak et d'autres pays. Cependant,
le rapport déplore que ces objectifs seront probablement longs
à atteindre " sans un événement catastrophique qui serve de catalyseur,
une sorte de nouveau Pearl Harbour "
Rapport PNAC 8/00
Sunday Herald 7 sept 02
Le Président Bush a plaisanté sur la manière dont les attaques
du 11 sept ont servi ses intérêts politiques. " J'ai de la chance,
j'ai touché le tiercé " s'est-il esclaffé. (cité par Mitch Daniels,
Directeur de Bush Budget le 28 nov 01. Baltimore Chronicle 13
juin 02
Les services secrets américains ont été avertis de manière
répétée mais ont négligé ces avertissements et n'ont rien fait
pour empêcher les attaques.
A la mi août 2001, Israël a averti les Etats Unis qu'une attaque
d'Al Qaida était imminente. Deux agents de haut rang du contre-espionnage
israélien sont allés à Washington pour avertir le FBI et la CIA
que 50 à 200 terroristes s'étaient infiltrés aux Etats Unis et
" qu'ils planifiaient une attaque importante contre ce pays ".
Telegraph 16 septembre 01
A la fin août, les services secrets israéliens ont donné à la
CIA une liste de terroristes vivant aux Etats Unis, en leur indiquant
qu'ils semblaient préparer une attaque très prochainement. Quatre
noms de la liste sont connus et sont ceux des pirates du 11 sept
: Nawaf Alhazmi, Khalid Almihdhar, Marwan Alsheehhi et Mohamed
Atta.
Der Spiegel, 1er oct. 02
Die Zeit 1er oct 02
BBC 2 oct 02
Les services secrets russes ont averti les Etats Unis pendant
l'été 2001 que 25 pilotes s'entraînaient pour des missions-ssuicide
impliquant le crash d'avions de ligne sur des objectifs importants.
Le chef des services secrets russes a déclaré : " Nous les avons
clairement avertis " à plusieurs reprises mais ils " ne nous ont
pas accordé l'attention nécessaire ".
Izvestia 12 sept 01
Agence France-Presse 16 sept 01
Le Président russe Vladimir Poutine a confirmé durant une interview
avec la MSNBC le 15 sept 2001 " j'ai ordonné à mes services d'avertir
dans des termes clairs que 25 terroristes se préparaient à attaquer
els Etats Unis y compris sur des bâtiments officiels importants
comme le Pentagone "
NSNBC 15 sept 01
Fox News 17 mai 02
Selon le Président égyptien Hosni Moubarak, les services égyptiens
ont averti les Etats-Unis quelques jours avant le 11 sept. qu'une
attaque de Al Qaida se produirait bientôt, probablement sur le
territoire américain. AP 7 déc 01 New York Times 4 juin 02 Pendant
l'été 2001, les services secrets jordaniens, le GID, avertirent
les services secrets américains qu'une importante attaque avait
été prévue sur le sol américain et que des avions seraient utilisés.
International Herald Tribune 21 mai 02
Christian Science Monitor du 23 mai 02
Cependant,
malgré tous ces avertissements, les principales compagnies aériennes
n'ont pas été averties des risques de possibles détournements
et n'ont pas été invitées à renforcer leurs mesures de sécurité.
Un porte parole d'une compagnie
aérienne américaine " American Airlines " a déclaré que la compagnie
n'a reçu aucune information spécifique sur la possibilité de détournement
aux Etats Unis dans les mois qui ont précédé le 11 sept.
Miami Herald 17 mais 02
Ce refus des
services américains de prendre en compte ces avertissements n'a
qu'une explication : on a voulu que ces attaques aient lieu. Si
ce n'était pas le cas, pourquoi les officiels américains refusent-ils
d'admettre avoir reçu ces avertissements en dépit de tout ce qui
atteste le contraire ?
En janv. 2001, l'administration Bush donna directement l'ordre
aux agences des services secrets d'écarter toute recherche sur
la royauté saoudienne et sur la famille Ben Laden. Un ancien agent
de la CIA a rapporté qu'on lui a dit : " Si on te prend à mettre
ton nez dans les affaires des Saoud et à les espionner, on te
descend ".
BBC 6 nov 01
Guardian 7 nov 01
Le 30 mai 2002, Robert Wright, agent du FBI a accusé publiquement
le FBI d'avoir freiné ses enquêtes qui auraient pu empêcher les
attaques du 11 sept. Wright a accusé le FBI de n'avoir pas tenu
compte de ses preuves selon lesquelles il y aurait eu des terroristes
dans les camps d'entraînement à Chicago et à Kansas City. Il a
utilisé des termes comme " a prévenu ", " a menacé ", " a empêché
", " a intimidé " et " action en diffamation " pour montrer comment
ses supérieurs ont arrêté ses efforts en vue de couper les sources
de financement à Al Qaida, au Hamas et à d'autres groupes terroristes.
Fox News 30 mai 02
Village Voice 16 juin 02
Los Angeles Weekly 2 aout 02
Selon un rapport détaillé écrit par un officier du FBI Colleen
Rowley, la direction du FBI a négligé les avertissements pressants
et directs que leur ont fait les services secrets français sur
des attaques imminents. De plus, un Contrôleur des Agents Speciaux
(SSA) fit tout ce qu'il put pour empêcher l'enquête sur le supposé
20ème pirate Zacarias Moussaoui. Il est remarquable de noter que
ce même agent contrôleur a été promu après le 11 sept. Même après
avoir pris connaissance de ce rapport, le Directeur du FBI a continué
à dire " Il n'y a pas eu de signes d'alerte indiquant que ce type
d'actions auraient lieu chez nous " et , il n'est pas revenu sur
ses dires même une fois le rapport rendu public. Time 21 mai 02
New York Times 30 mai 02
Avant le 11 sept., le FBI (qui a 27 000 employés et un budget
anti-terroriste de 4.3 milliards de dollars) avait un seul spécialiste
travaillant à plein temps sur Al Qaida et moins de 20 personnes
enquêtant sur Ben Laden et Al Qaida. Comme l'a souligné un sénateur
américain " Entre le ministère de la Justice et le FBI, ils ont
un groupe conséquent travaillant sur deux ou trois maisons de
passe de la New Orléans et un seul agent que Al Qaida "
Sydney Morning Herald 8 juin 02
Senate Intelligence Committee 18 sept 02
Les services
américains ont des relations serrées avec Oussama Ben Laden
En 1986, la CIA a travaillé avec Ben Laden pour construire l'ensemble
de tunnels de Khost en Afghanistan. Pourtant, la CIA maintient
: " Sachez que la CIA n 'a jamais employé, payé ou entretenu de
relations avec une personne appelée Ben Laden "
Pittsburg Post-Gazette 23 sept 01
On rapporte qu'en juillet 2001, Oussama Ben Laden reçut la visite
de deux agents de la CIA pendant qu'il était soigné d'une infection
rénale par un chirurgien américain, le Dr Callaway, dans un hôpital
américain à Dubai. A ce moment-là, Ben Laden était supposé être
le criminel le plus recherché des Etats-Unis, encourant la peine
de mort, puisque sa tête avait été mise à prix pour 5 million
de dollars. Au lieu d'être pris, Ben Laden a été autorisé à quitter
l'hôpital, après son traitement, par jet privé.
Le Figaro 21 octobre 01
Agence France-Presse 1er nov 01
London Times 1er nov 01
UPI 1er nov 01
Guardian 1er nov 01
Une série d'articles publiés la semaine qui suivit le 11 sept
suggèrent qu'au moins sept des pirates du 11 sept. avaient été
formés sur des bases militaires américaines. Ahmad Alnami, Ahmed
Alghamdi et Saeed Alghamdi ont même fait partie de la Station
aéronautique de Pensacola, Floride, leur adresse habituelle sur
leur permis de conduire. Abdulziz Alomari a suivi les cours de
l'Ecole médicale dispensés à la base aériennes Brooks de San Antonio,
Texas. En ce qui concerne Mohamed Atta, il a été diplômé de l'Ecole
des officiers de la Base des forces aériennes de Maxwell, Alabama.
Newsweek 15 sept 01
New York Times 15 sept 01
Pensacola News Journal 17 sept 01.
Avant 1988, George Bush Jr. était un directeur sans aucun succès
dans une compagnie pétrolière. Des amis et des investisseurs lui
avaient évité la banqueroute à trois reprises. Mais en 1988, l'année
où son père accéda à la présidence, des investisseurs d'Arabie
Saoudite ont acheté une part de sa petite société, Harken. Plus
tard, la même année, Harken gagna un contrat dans le Golfe Persique
ce qui lui permit de commencer des bonnes affaires. Deux gros
investisseurs de cette époque étaient Salem ben Laden, le frère
aîné d'Oussama et Khalid Ben Mahfouz.
Intelligence Newsletter 2 mars 00
Salon 19 nov 01
Ce dernier, dont la soeur est mariée à Oussama Ben Laden, était
assigné à résidence en 1999 pour les aides financières qu'il avait
accordé à des organisations de bienfaisance proches de Ben Laden.
En décembre 2002, il a été cité dans un rapport secret des Nations
Unies comme un des 7 financiers du terrorisme.
Washington Post 17 fév.02
U.N. report 19 déc.02
Los Angeles Time 24 déc.02
En 1992, le FBI enquêta sur les liens entre George Bush Jr. et
James Bath, qui était le représentant officiel de Salem Ben Laden
aux Etats-Unis. " Des documents indiquent que les Saoudiens utilisaient
Bath et leurs immenses ressources financières pour influencer
la politique des Etats-Unis depuis que le père de George Bush
Jr. avait été élu Président.
Houston Cronicle 4 juin 92
En 1998 et en 2000, l'ex Président Bush a voyagé en Arabie Saoudite
pour le compte du groupe privé Carlyle, le 11ème grand fournisseur
pour la défense aux Etats-Unis. Sur place, il a rencontré la famille
Ben Laden, avec laquelle le groupe a des liens serrés. Bush a
nié avoir fait ces rencontres jusqu'à ce qu'une note soit rendue
publique.
Wall Street Journal 27 sept 01
Guardian 31 oct 01
Le 15 sept. 2001,
le Président Bush a dit de Ben Laden : " S'il pense qu'il peut
se cacher et fuir loin des Etats-Unis et de leurs alliés, ce sera
une erreur douloureuse ".
Los Angeles Times 16 sept. 01
Deux jours plus
tard, il a dit : " Je veux la justice. Je me souviens d'une vieille
affiche de l'Ouest qui disait " Recherché, mort ou vif "
ABC News 17 sept 01
Le 28 décembre
2001, quelques semaines après la fin de la guerre d'Afghanistan,
Bush a dit " Notre objectif ne s'arrête pas à Ben Laden ".
AP 19 août 02
Le discours de Bush en janvier 2002 sur l'état de l'Union ne mentionne
pas Ben Laden. Le 13 mars 2002, Bush a déclaré qu'il est " une
personne qui a été marginalisée " … " je ne lui consacre plus
autant de temps … Je ne me soucie plus de lui ". A la place, Bush
était " très préoccupé par l'Irak ".
Maison Blanche 13 mars 2002
Le changement de ton était manifeste quand le 6 avril 2002, le
directeur adjoint du Cabinet présidentiel, M. Myers, déclara :
" L'objectif n'a jamais été de prendre Ben Laden "
Ministère de la Défense 6 avril 2002
Si Bush est sérieux sur la " guerre au terrorisme " pourquoi
il " ne se soucie plus " de Ben Laden, le responsable du plus
grand acte de terrorisme de l'Histoire ?
L'administration Bush a fait tout son possible pour stopper une
enquête sérieuse à propos des attaques du 11 sept. L'ex leader
de la majorité du sénat Tom Daschle a protesté contre la demande
pressante que le Vice Président Cheney lui a faite pour qu'aucune
enquête indépendante ne soit faite sur le 11 sept. Bush renouvela
cette demande le 28 janvier et Daschle fut encore pressé plus
tard. Newsweek a rapporté que les termes étaient les suivants
: " Poussez à une enquête et on vous accusera d'être un complice
du terrorisme ".
CNN 29 janv 02
Newsweek 4 févr 02
Reuters 27 mai 02.
Quand on a révélé que l'administration Bush avait menti sur ce
qu'elle savait avant les attaques du 11 sept, le Vice Président
Cheney a averti : " Mes amis démocrates du Congrès… ont besoin
d'être très attentifs à ne pas jeter de l'huile sur le feu en
suggérant , comme aujourd'hui, que la Maison Blanche aurait eu
des informations pour empêcher les tragiques attaques du 11 sept
". Il a traité de telles critiques de " totalement irresponsables
… en temps de guerre " et a lancé l'avertissement selon lequel
une preuve sérieuse d'une connaissance préalable du 11 sept serait
comme donner " aide et confort " à l'ennemi. Le 23 mai 2002, le
Président Bush a déclaré qu'il était opposé à la mise en place
d'une commission spéciale indépendante qui enquêterait sur comment
le gouvernement a traité les avertissements donnés sur le 11 sept.
Il changea plus tard d'avis, face à un accord général sur cette
idée mais sabota un accord en Octobre selon lequel le Congrès
allait mettre en place cette commission. Le premier choix de Bush
pour présider cette commission a été le menteur et le supposé
criminel de guerre Henry Kissinger qui se désista de lui-même.
Bush choisit donc l'ancien gouverneur du New Jersey, Thomas Kean.
Kean fait partie de la direction de Amerada Hess, un géant du
pétrole qui a créé une alliance avec la compagnie saoudienne Delta
Oil. Delta Oil est contrôlée financièrement par Khalid ben Mahfouz
et liée à Mohammed Hussain Al-Amoudi, deux des sept plus gros
financiers de Al Qaida qui sont nommés secrètement dans le rapport
des Nations Unies. Multinational Monitor nov 97 Washington Post
17 déc 02
Rapport NU 19 déc 02
Azerbaijan International 2002
Fortune 31 janv 03.
Tout de suite après les attaques du 11 sept, Bush a signé un décret
limitant l'accès du public aux papiers des Présidents à partir
de 1980. Ainsi " les papiers personnels détaillant la prise de
décision dans la guerre actuelle contre le terrorisme pourront
rester secrets à jamais ".
Washington Post 1er nov 01
Guardian 2 nov 01
Seattle Post-Intelligencer 8 nov 01.
Cependant, en dépit de tous les faits prouvant que l'administration
Bush a laissé faire les attaques du 11 septembre, les principaux
médias américains n'arrivent pas à les diffuser.
Dans une interview à la BBC en mai 2002, l'animateur Dan Rather
admit que lui et d'autres journalistes n'avaient pas bien enquêté
depuis le 11 sept. Il déclara : " Il y eut un temps en Afrique
du Sud où on a mis des pneus en flamme autour des cous des gens
qui n'étaient pas d'accord. C'est cette sorte de peur que nous
avons ici avec le pneu enflammé du manque de patriotisme mis autour
de notre cou. A présent, c'est cette peur qui empêche les journalistes
de demander le plus petit détail sur la question ". Guardian 17
mai 02