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10 janvier 2004


Ben Laden, alibi de Bush ?

Ben-Arlesienne ou Laden-fantôme. Appelez-le comme vous voulez mais il y a quelqu'un qui se moque de nous. Soit Ben Laden, soit Bush. Au jeu du chat et de la souris ou à celui du policier et du voleur, le vainqueur est donné d'avance, mais à ce dernier jeu inventé par l'Oncle Sam les perdants, c'est nous.

L'armée la plus forte du monde et les escadrons d'espionnage présents dans le plus petit village de la planète n'ont pas réussi à dénicher le père des terroristes les plus fanatiques. Pourtant il me semble bien que Ben Laden était depuis quelques années un vieillard qui souffrait d'insuffisance rénale si bien que les hommes de main de Bush cherchaient dans les trous des montagnes d'Afghanistan un rein artificiel. Si vous vous souvenez, il semble que les cow-boys arrivèrent même avec quelques minutes de retard pour avoir la peau de ce malade. Il semble qu'il s'évanouit comme Aladin : il s'évapora sans laisser ni trace ni odeur. Parbleu !
C'est une histoire qui me trotte dans la tête depuis. Alors je me suis posé une question : et si Ben Laden a été vraiment tué, ce jour-là par la bavure d'un régiment de brutes qui ne comprennent rien à la politique ? Shut ! Que personne ne sache que Ben Laden est mort. Autrement comme Bush peut-il continuer à justifier sa croisade ? Avez-vous noté la grande sobriété du Texan en annonçant la capture de Saddam ? Encore une autre bavure d'autres truffions à un autre endroit ? Peut-être des idiots de marines qui voulaient en finir pour rentrer à la maison.
Saddam pris, c'est un échec retentissant pour Bush, qui ne peut plus soutenir que le dictateur se promène dans des galeries remplies d'armes de destruction massive attendant de faire un cimetière des Etats Unis. Saddam pris, les Etats-uniens auraient dû se retirer. Ce n'était pas cela l'enjeu ? Mais si Saddam restait introuvable, Bush aurait pu continuer sans vergogne de sucer le pétrole des Irakiens. Pour dire la vérité il se trouve que Bush continue de sucer le pétrole sans vergogne.
Pauvre politique, quand les faits ne vont pas dans le sens où le politicien voudrait qu'ils aillent. Il est vrai que, comme disent les dissidents (oui, oui !) de Bush, celui-ci est un aveugle entouré de sourds. J'ajouterais que ces aveugles et ces sourds parlent trop pour ne dire que des mensonges. Pauvre Dieu qui doit se supporter les prières de ces jean-foutre avant chaque conseil.

Il y eut un temps où on regardait ( à tort) du côté de Washington quand on se référait à la " démocratie" Mais désormais la démocratie s'enfonce chaque jour un peu plus dans les sables mouvants du bureau ovale de la Maison Blanche. Oscar Carchidi la roue tourne !

Oscar Carchidi

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dernière modification Août 2009