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3 Mars 2008
UN PREMIER BILAN Il semblerait qu’il soit un acte malveillant et donc répréhensible de tirer sur une ambulance, sauf si celle-ci transporte un dictateur en pleine ascension. L’acte malveillant deviendra vite louable aux yeux des citoyens honnêtes. Si un quelconque Arthur Ui eut été mis hors état de nuire avant qu’il prenne le pouvoir, le cours de l’histoire aurait changé de tout au tout. Il est donc venu le temps où ma plume et ma parole, associées à celles de tant d’autres observateurs politiques, puissent contribuer à mettre en garde nos concitoyens sur une dérive dictatoriale qui tente de détourner notre système démocratique et laïc vers des aventures incertaines. Il faudrait que je fasse remarquer à mes lecteurs que depuis quelques mois mes billets presque quotidiens sont axés sur la défense de la République. Je suis arrivé désormais au stade d’un écœurement total par le crescendo des « exploits » minables (le mot est lâché !) et fallacieux journaliers du chef d’état, de celui qui aurait dû être le président de tous les Français, digne et efficace. Depuis huit mois le cumul des bévues et des frasques, des coups tordus et des sophismes, des incorrections et de la vulgarité, fait que la crédibilité de Monsieur Sarkozy, même pour ses partisans, est en pleine déliquescence et aucune séance de rattrapage pourrait intervenir pour la faire remonter. Le déclin est arrivé plus tôt que prévu, et justement c’est maintenant qu’il faut ouvrir un peu plus les yeux. L’histoire nous a appris ceci : un individu dont la soif du pouvoir et du contrôle dans tous les domaines ne peut être assouvie de la façon qu'il aurait souhaitée, devient un fauve affamé errant sur une place publique. Tout ce qui bouge est alors bon à avaler ou à être bousculé. Certes, s’il fallait livrer à nos lecteurs l’exégèse des faits et gestes de l’actuel locataire de l’Elysée, une entière bibliothèque ne suffirait pas. Néanmoins nous allons nous livrer à un survol rapide d’un panorama souvent plongé dans le brouillard. Des origines. Nul, parmi les citoyens de ce pays, ne pouvait ignorer le caractère de celui qui allait être élu à la charge suprême. Le bulletin de vote a donc été mis sciemment dans les urnes par plus de la moitié du corps électoral. Autrement, pour ceux qui disent que « ils ne pouvaient pas savoir », il faudra, d’ores et déjà, les soumettre à un test de qualification en vue d’obtenir le privilège de voter. Le personnage fort en couleur, s’est fait en effet toujours remarquer par ses trouvailles verbales d’un goût assez discutable. Un niveau de provocation proche de celui de Le Pen. Avec une agitation manifeste en prime. Les dégâts sur le plan national se font déjà ressentir, et il n’y a pas à attendre la fin de son mandat, comme Monsieur Gallo s’empresse de le dire (il avait été à la table socialiste celui-là ?), pour le constater. Le « travailler plus pour gagner plus » c’est la plus grande supercherie sinon escroquerie qu’un gouvernant ait jamais pu avancer en direction de ses concitoyens. On ne pouvait s’attendre à mieux venant d’un élu à cette charge dont le premier acte a êtê de festoyer sa victoire dans le bistrot, dont vous savez le nom, avec ses potes du showbiz. La suite immédiate, alors qu’il avait annoncé haut et fort, se retirer pour quelques jours dans une cellule de moine afin de « se pénétrer dans la fonction nouvelle » fut délaissée en faveur de la croisière sur le yacht d’un autre de ses potes. Ah, la tentation ! Il est possible que Saint Antoine n’ait pas été sollicité comme il aurait fallu pour empêcher cette déviation diabolique. Paranoïa. Nous n’allons pas être arrêtés, dans notre brève analyse, par ceux qui avancent que Sarkozy est la cible injuste de tous les média. Tiens, le Figaro et les autres feuillets qui sont dans les mains de ses coquins de copains, aussi ? Ces arguments sont un indice parfait du climat paranoïaque qui règne désormais dans les hautes sphères. Car le symptôme paranoïaque est celui d’avancer des idées qui en elles-mêmes sont très argumentées, très solides, très convaincantes mais avec une base de raisonnement fausse. Nous citons d’ailleurs « Médecine et Santé » à ce sujet, mais que tout ouvrage dédié à ce trouble de la personnalité met en exergue : « La personnalité paranoïaque est un trouble de la personnalité répandu, plus fréquente chez l'homme et dans les couches sociales favorisées. Cette personnalité est caractérisée par une surestimation de soi, un orgueil anormalement développé, une grande difficulté à remettre en cause ses jugements ou son raisonnement, une absence d'autocritique, un autoritarisme, une grande susceptibilité associée à une méfiance avec parfois agressivité. Le délire paranoïaque, dans une crise qui peut survenir, est très argumenté, très solide, très convaincant mais avec une base de raisonnement fausse qu'il est inutile de mettre en doute. Par exemple c'est le cas de certains gourous qui mettent sur pied des sectes ou des pseudo religions, dont la base repose sur leur propre origine mystique, leurs propres dons ou qualités, faux et autoproclamés. Le paranoïaque étant en général très convaincant, il arrive parfois à enrôler des personnes fragiles. Le mode de pensée paralogique du paranoïaque (conclusion erronée ou fausse à partir d'un fait réel) concourt aussi à ces « succès ». Dans le délire, on retrouvera tous les caractères de la personnalité paranoïaque mais exacerbés avec souvent une froideur affective, un besoin de dépendance de l'autre envers lui, un entêtement irraisonné, des attitudes asociales et procédurières. »
Du « Courrier international »
Pour le directeur adjoint d’El País,
le président français
“se vautre dans l’exhibitionnisme”
et “rabaisse la République au niveau de Monaco”.
Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une
“incurable hypertrophie de l’ego”.
Quand « El País » avance : « Sarkozy, le grand malade » cela devient préoccupant pour la crédibilité de la France et des Français qui se rendent à l’étranger. Les quolibets fusent, sans tendresse, crus comme tessons de bouteille. Il vaut mieux ne pas parler la langue de la contrée visitée. Certes, les propos du « País » sont irrespectueux, mais peuvent aussi être salutaires s’ils contribuent à rendre visible aux yeux du principal intéressé et à ses proches collaborateurs l’indélicatesse de nombre de ses actes et paroles. Car désormais tous les média du monde scrutent minutieusement au quotidien faits et gestes du président français. Si ce n’est pas de l’agacement, c’est de l’ironie et si ce n’est pas de l’ironie c’est de la risée. Le verbe fleuri de notre président a été traduit déjà en mille deux cent langues et dialectes. Les citoyens devraient prendre conscience du danger potentiel qui nous guette et devraient se demander si le fait de vouloir réduire les forces françaises en Afrique, qui est d’ailleurs une bonne chose en soi, ce n’est pas un prétexte pour les envoyer en Irak afin de remplacer une division de son pote Bush. Danger aussi d’avoir implanté une base militaire dans le Golfe. Sur les pas de Bush on ne pouvait pas concevoir meilleure provocation contre l’Iran. Peut-on donc continuer à avoir confiance en Monsieur Sarkozy en lui laissant l’usage du bouton de la force de frappe ? Education. Nul besoin d’être sorti de l’école des jeunes filles de bonne famille ou de connaître par cœur le manuel des bonnes manières pour cerner au premier coup d’œil dans n’importe quel reportage où il apparaît, les graves lacunes en ce domaine, de l’actuel Président de la république. Il parait -de source sure…!- qu’à table ce soit un désastre. Cela ne m’étonne pas. L’horreur est que tout est naturellement vulgaire chez ce Monsieur. Encore pire que l’ex premier Ministre italien Berlusconi. C’est peu dire ! La manie qu’il a de toucher les gens, Le premier manuel du savoir-vivre : Les 1ères règles éditées en la matière datent de 1530 : écrites par ERASME de Rotterdam à l'intention d'Henri de Bourgogne, fils d'Adolphe, Prince de Veere, petit-fils d'Anne de Borsalen, marquise de Nassau, protectrice d'Erasme et future belle-fille de PHILIPPE LE BON. Ce traité est devenu, pour 3 siècles, un livre d'école. En quelques chapitres, Erasme prodigue ses conseils sur les attitudes décentes ou indécentes du visage et du corps, sur la propreté et la tenue des vêtements, sur les "fonctions naturelles" , sur la tenue à table et sur le coucher. De ces règles de civilité de l'époque Renaissance, certaines paraissent s'adresser à des barbares, tant les mœurs ont changé; d'autres ont gardé toute leur actualité car elles traduisent des observations de tous les temps. Enfin, pour le reste, on les croirait écrites pour les adolescents du 3 ème millénaire. la main sur l’épaule, sur le dos, sur la poitrine, ses espèces de caresses qui ne sont que des frottements vulgaires sur les bras de véritables dames ; la manie d’être constamment pendu au portable ; son manque de savoir vivre en pointant l’index pour désigner quelqu’un dans une assistance, quand ce n’est pas avec son pouce comme pour faire du stop….tout cela m’horripile. J’assiste parfois à des rencontres internationales où il est présent (notamment dans le cadre de l’Union européenne) et son comportement procure une grande gêne à ses concitoyens qu’ils soient fonctionnaires, diplomates ou journalistes. Bref la grandeur de la France et du savoir vivre à la française s’émiette dans tous les domaines, même dans celui de l’apparat et des apparences. Quant au langage…il vaut mieux se taire. Se mettre au niveau de la « racaille » en répondant sur le même ton à une provocation légère, voilà ce qui ne le grandit pas. C’est un manque d’esprit manifeste. Et Monsieur Raffarin volant à son secours s’empresse de répéter « c’est une affaire privée… ». Non Monsieur Raffarin et vous savez bien que vous mentez : à chaque fois que son langage a dérapé il était en public dans le cadre de ses fonctions, entouré de centaines de photographes et journalistes.Les seuls moments privés d’un personnage si haut placé, Monsieur Raffarin, - c’est à moi de vous le rappeler ?- ce sont les moments qu’il passe derrière le verrou de sa chambre à coucher. Les grands torchiculeurs (j’emprunte ce mot à Victor Hugo) qui avaient voulu dénicher je ne sais pas quel titre de noblesse fut-il petit (comme si la révolution ne fut pas passée en France !) peuvent aller patauger désormais dans les caniveaux. ! Je n’ai même pas rappelé l’altercation de voyou qu’il eu avec un pêcheur. Et avant cela la bagarre qu’il a déclenchée contre les journalistes aux U.S.A. lorsqu’il s’était rendu en vacances chez un de ses potes. Je ne veux même pas salir ma pensée en rappelant à mes lecteurs les propos orduriers que M.Sarkozy avait tenus durant une conversation téléphonique avec Monsieur Bernard-Henri Levy et rapportés par ce dernier. Avec toutes ces bévues et son langage ordurier habituel, le voila se transformant en ministre de l’instruction publique ! Pour quoi faire ? Pour édicter et prêcher les bonnes manières à l’école. Faut-il rire ou pleurer ? Et puisque nous en sommes à l’école, voilà que, sans consultation aucune, il aurait voulu imposer ses lubies à deux reprises : la lettre de Guy Moquet, (pour laquelle nous souscrivons qu’elle est admirable), et la mémoire des enfants juifs envoyés à l’abattoir par les forces de l’ordre françaises. Et pourquoi, Monsieur le Président, vous oubliez les enfants gitans et autres minorités ? Heureusement vous avez trouvé des gens intelligents en face de vous. Laïcité bénie ! LA CONSTITUTION FRANÇAISE Art. 1. - La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Il est bon de rappeler à ceux de nos gouvernants, qui souvent oublient la Constitution dont ils devraient être imprégnés, cet article premier qui dit tout pour tous. Que Monsieur Sarkozy se croit chanoine pour de bon, c’est son affaire. Le mien de citoyen de la République française est de lui rappeler que les discours qu’il fait au Vatican ou en Arabie Saoudite me dérangent profondément. Il devrait, selon moi, être même traduit devant une cour appropriée pour haute trahison.Ce qui frappe dans cette démarche est que le Vatican, par la bouche même des papes, n’est pas un état démocratique ; et en ce qui concerne l’Arabie Saoudite, dont le seul et unique dieu est le dollar, c’était le dernier pays où il devait aller pour bafouer la laïcité. Est-ce que Monsieur Sarkozy instituera un jour ou l’autre, dans une crise de métabolisme apostasier, la prière avant le conseil des Ministres, à la mode bushienne ? Ses manifestations religieuses : baise main au Pape, messages de félicitations aux diacres traditionalistes (tiens c’est drôle), ses malheureuses déclamations autour des rôles des instituteurs et des curés, créent une énorme autoroute vers un néo cléricalisme qui pourra ranimer des vieilles querelles. Car il ne faut pas prendre ces faits et dires du Président pour des épisodes anodins voire innocents. Il faut bien se convaincre que ce qu’on croit maladresse est tout à fait calculé. L’escalade semble suivre une certaine logique. En fin de course il fera en sorte que les sectes en général et la scientologie en particulier puissent s’installer à leur gré en France. A ce qui semble être une bourde en effet il y a des intervenants de l’entourage présidentiel qui fait déviation vers d’autres problèmes. Si ce n’est pas de concert c’est au moins par concertation préalable. Dans ce dernier cas (des sectes) Mademoiselle Emmanuelle Mignon, directrice du cabinet présidentiel, est intervenue dans le débat pour un essai. L’opinion s’émeut ? Et voila Fillon jusqu’alors ignoré et tapi dans l’ombre qui sort de sa cellule monacale pour venir à la rescousse. Comédie, comédie bien réglée, hélas ! Je n’ai pas voulu citer le préambule de la constitution regard aux droits de l’homme, car il y aurait beaucoup de pages à écrire. Il me suffit de vous rappeler les nombreuses bourdes entre le président, le ministre des droits de l’homme, Madame Rama Yade, Monsieur le Ministre des Affaires étrangères et d’autres de ses collègues. On se chipe la casquette dans le square et à force de se la relancer l’un l’autre on ne sait plus à qui elle appartient. Le Conseil Constitutionnel. A voir l’air ravi du Garde des Sceaux, Madame Rachida Dati ce soir (2 mars 2008) au Journal de France 2, à la question du journaliste, à propos du projet de contourner la décision du Conseil constitutionnel, on a compris que la France s’apprête à bafouer encore une fois la Constitution. L Article 62 : Une disposition déclarée inconstitutionnelle ne peut être promulguée ni mise en application. Les décisions du Conseil Constitutionnel ne sont susceptibles d'aucun recours. Elles s'imposent aux pouvoirs publics et à toutes les autorités administratives et juridictionnelles. a France qui se vante d’être la patrie des droits de l’homme envisage de passer outre, coûte que coûte, la décision du Conseil constitutionnel, afin de créer d’une façon ou d’une autre la rétroactivité de la loi. Pour dire vrai, ce n’est pas la première fois que la rétroactivité est appliquée en France, mais ce sera la première fois qu’elle sera appliquée pour des affaires de justice.Pourtant rien de plus clair en ce qui concerne l’article 62 de la Constitution. Nous nous attendons à la remise en usage des lettres de cachets au bon vouloir de Monsieur le Président Sarkozy. Rien ne va plus nous étonner. Finirons-nous par marcher sur l’Elysée, faute de locataires à Versailles ? Le pouvoir d’achat. Beaucoup parmi ses électeurs se sont laissés duper par le discours de bonimenteur que le candidat Sarkozy avait tenu tout le long de sa campagne présidentielle. Ayant été ministre notamment de l’intérieur et aussi des finances il ne pouvait pas ignorer la situation des caisses de l’Etat. Dans ses discours il avait oublié de spécifier pour qui le pouvoir d’achat allait croître. En premier lieu ce fut pour lui-même en s’octroyant une augmentation de cent quarante cinq pour cent et ensuite il a généreusement distribué quinze milliards à ses amis. Le peuple peut toujours attendre. Les prix des produits de base destinés aux plus pauvres, les pâtes par exemple, -et pas seulement les Panzani- se sont envolés allégrement. Le beurre et tous les autres produits laitiers également. Pourquoi les producteurs, fabricants, distributeurs et revendeurs, dans ce contexte de luxe du pouvoir représenté par la Rolex présidentielle (pub gratuite), se priveraient-t-ils de faire encore plus de profit ? Pourquoi des gens mis en examen pour détournement de fonds partent avec des pécules d’un million et demi d’euro ? On se dirait au temps de Ruy Blas, parbleu ! Mais nous sommes en France au début du XXIème siècle…En République et en démocratie ! Le pouvoir d’achat des minus peut toujours attendre. Pendant qu’ils cherchent à joindre les deux bouts, ils n’auront pas le temps de rouspéter. Et c’est à ce moment là que le deuxième compère, M. Fillon, dans un scénario guignolesque entre en scène. Ouais ! Avec son air de chien battu il est pris au sérieux par ceux qui se sont fait déjà duper par son patron. Le « collaborateur » du président se réjouit ! La partition a été fort bien étudiée. Les deux compères se sont distribués les rôles : quand un descend l’autre grimpe. Des vrais saltimbanques ou mieux comme des foutriquets de banlieue. Fillon va donc mettre de l’ordre dans la distribution et l’alimentaire ! A ce jour les augmentations restent sur les rayons des magasins ! Contrôle des media Il y aurait beaucoup à dire sur ce sujet et nous nous promettons d’y revenir. Mais d’ores et déjà, vu le comportement du Président Sarkozy envers la Presse aujourd’hui et même depuis qu’il était ministre, nous nous attendons à une remise en vigueur de la censure sous des aspects nouveaux en s’appuyant sur les amitiés, comme cela est déjà arrivé. Or inutile s’élever contre les bourreaux de la pauvre presse dans d’autres pays, quand il se passe à peu près pareil dans le notre. La Présidence Française de l’U.E. On commence à s’agiter en vue de la présidence française de l’U.E.. La dernière présidence française pour l’Union européenne avait laissé un goût amer. Le sommet se déroulait à Nice en décembre 2000. Chirac et Jospin, empétrés dans la campagne présidentielle n’avaient rien préparé. Ce fut un désastre que nous payons encore. Inutile de revenir trop longtemps sur ces longues journées niçoises. Jamais un sommet (maintenant devenu ‘Conseil européen’) ne se prolongea de telle manière. La France pour conclure au terme d’un long marathon dut y laisser pas mal de plumes… Or, à partir de ce juillet 2008 la France revient à la Présidence. A nouveau elle a perdu toute crédibilité. Car si au début de son quinquennat Monsieur Sarkozy pouvait se vanter d’avoir acquis quelque sympathie auprès de ses homologues de l’Union, elle s’est évanouie par des discours et des actions contraires à l’esprit européen. Je crains que tel l’Italien Berlusconi en 2003, Sarkozy ne se fasse rejeter par une majorité des vingt sept pays sur des questions qui devraient plutôt être abordées de façon objective et dans l’intérêt de tous. Car Monsieur Sarkozy est dans la droite ligne de tous ses autres prédécesseurs. Aucun d’eux en effet n’a pu intégrer complètement la notion que la France est un membre de l’Union européenne au même titre que Malte, le Luxembourg, la Slovénie ou n’importe quel autre des vingt sept. Non. Les dirigeants français ont la fâcheuse habitude de croire que l’Union européenne est la France ou la France est à elle seule l’U.E. Nous aimerions sincèrement nous tromper dans ce jugement. Nous suivrons cette présidence dès le quinze juin c'est-à-dire au passage du témoin détenu depuis le Ier janvier de cette année par la Slovénie. Oscar Carchidi |
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