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6 mai 2007
DEFINITIONS et FINITIONS
Ainsi le premier acte du
nouveau président élu ce soir par les
Français a été celui d’aller
dîner au Fouquet’s en compagnie de son pote Johnny.
Le Fouquet’s, lieu sacré des
‘grosses têtes’ qui ont abruti quelques
générations de Français, est bien le
symbole de la décadence intellectuelle dans laquelle Paris
et la France pataugent depuis quelques lustres.
Il faut tout de même que je fasse de suite une mise au point : l’amitié et même l’intimité du nouveau président, issu d’une famille hongroise, avec Monsieur Smet qui a demandé il y a quelques mois la nationalité belge et qui vit en Suisse, me choque un peu. Et halte-là : que personne m’accuse de racisme, étant moi-même d’origine étrangère. Je sais bien que ce seul élément ne constitue pas une preuve, mais je défie quiconque puisse trouver dans un de mes écrits ou discours un quelconque penchant xénophobe de quelque nature que soit. Il est symptomatique aussi que le premier chef d’état étranger à féliciter le nouveau président des Français à forte tendance bushiane, a été justement son pote Bush. Le deuxième acte du nouveau président sera celui de se réfugier pour ‘réfléchir’ en Corse (tiens ! chez les lâches ?!) dans la villa d’un autre de ses potes saltimbanques, un autre grand intellectuel qui fait seulement rire les mouches. Combien ces braves nantis de saltimbanques (j’ai une bien autre définition de ce mot), ‘démocrates’ ont-ils déposé discrètement dans l’escarcelle de l’ex-présidentiable UMP ? C’est quoi enfin ce président qui s’entoure d’histrions ? Finira-t-il par brûler Paris et la France comme jadis Néron brûla Rome ? Si c’était un prince on l’aurait qualifié de ‘prince d’opérette’ ; mais un président peut-on le qualifier de ‘camembert’ sans que la marque normande ne fasse un procès ? A propos de définitions, une république peut être qualifiée de plusieurs façons, bien qu’on devrait s’abstenir d’accoler des adjectifs à la « Res publica ». Mais voilà, une république, dans notre univers, peut être démocratique, populaire, etc., dont les régimes peuvent être parlementaires, présidentiels, etc….souvent dictatoriaux. De quelle façon pourrait-on appeler aujourd’hui notre République ? La seule définition qui me trotte en tête est celle de République des copines et des coquins (en paraphrasant le fameux titre-scandale de Gros ). Cinq ans c’est vite passé…vous rappelez-vous, mes amis, quand vous aviez fait barrage à Le Pen et que Chirac croit encore que vous l’aviez plébiscité ??? Le nouveau président aura la même tendance à le croire avec ses 53%. Cinq ans c’est peu mais assez pour qu’un Monsieur bien intentionné, nouveau élu à la tête de l’Etat (tiens ! je vous donne la définition de ce dernier mot ?) puisse faire de gros dégâts. La Pythie de mon quartier est formelle : « les finitions de l’ouvrage sont déjà prêtes. Non de la construction mais de la démolition…la karcherisation ne touchera pas seulement les banlieues…qui vivra, verra… » Whatever will be, will be …
Oscar Carchidi
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